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Froome se défend de tout dopage mécanique

Chris Froome après la 15e étape de la Vuelta
Chris Froome après la 15e étape de la Vuelta AFP

Actuel leader du classement général de la Vuelta, Chris Froome a réagi ce lundi à la nouvelle polémique qui frappe le cyclisme professionnel, celle liée au dopage mécanique. Le Britannique de l’équipe Sky l’affirme alors qu'une vidéo suspecte circule sur le net : il refusera de prendre le départ s’il soupçonne ses adversaires de faire usage d’un moteur dans leur vélo.

Maître incontesté du Tour de France depuis plusieurs années, Chris Froome se retrouve souvent accusé de dopage en raison de l’ultra domination de son équipe Sky sur le circuit mondial. Outre les suspicions qui planent au-dessus de lui sur un éventuel recours à des produits interdits, le Britannique est également ciblé sur la question du dopage mécanique.

Pendant le Tour de France, l’équipe britannique avait été inquiétée après l’utilisation de tenues de contre-la-montre ultra-performantes qui flirtaient avec le règlement. Après la diffusion d’un reportage sur l’usage des moteurs dans le cyclisme moderne ce dimanche, la polémique est repartie de plus belle et l’équipe Sky est toujours pointée du doigt même si les contrôles effectués par les commissaires de l’UCI n’ont jamais pris en faute un coureur lors d’un grand Tour.

Froome refusera de prendre le départ en cas de moteur

Interrogé sur la question ce lundi lors de la journée de repos sur la Vuelta, Chris Froome s’est montré ferme. « Le plus important pour moi, c’est qu’il y ait des contrôles, a expliqué le porteur du Maillot Rouge de leader auprès de Cycling News. Ils démontent les vélos depuis des années à la recherche de moteurs. (…) Je ne pourrais même pas me rendre au départ de la course si je croyais que quelqu’un utilisait un moteur. »

Malgré de nombreux contrôles lors des courses, aucun professionnel n’a été pris en faute. Mais les images du vélo de Chris Froome qui semble avancer seul à l’issue de la 12e étape de la Vuelta jeudi dernier, diffusées hier sur les réseaux sociaux (prises en hauteur, elles écrasent les perspectives et ne permettent pas d'affirmer qu'il était alors en pente descendante comme le soutiennent de nombreux coureurs ou observateurs du cyclisme), n’ont pas fini de faire parler. Et d'entretenir autant le doute que la polémique.