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Villanova sacré sans trembler, DiVincenzo sort le grand jeu

Donte DiVincenzo
Donte DiVincenzo Reuters

Favoris à l’orée du Final Four, les Wildcats de Villanova ont assumé leur statut en remportant ce lundi soir à San Antonio (Texas) leur deuxième titre universitaire en trois ans après avoir dominé Michigan en finale (79-62). Auteur de 31 points, une première en finale NCAA depuis 1989, Donte DiVincenzo a porté les siens jusqu’à ce nouveau sacre qui ne souffre d'aucune contestation vu leur domination lors du tournoi.

Blessé, il n’avait pas pu disputer le Final Four 2016, celui du sacre au buzzer contre North Carolina. Donte DiVincenzo, que certains ont surnommé "le Michael Jordan du Delaware", a pris une revanche éclatante cette année à San Antonio (Texas). En feu, le meneur remplaçant de Villanova a porté les Wildcats à une large et logique – ils étaient les grands favoris – victoire en finale NCAA ce lundi soir face aux Michigan Wolverines (79-62). Une performance à 31 points, record personnel et première en finale universitaire depuis 1989, 5 rebonds, 3 passes décisives et 2 contres qui a mené Villanova à son deuxième sacre en trois ans pour la conclusion quasi attendue d’un tournoi où les Wildcats auront réussi à devenir la quatrième équipe de l’histoire à remporter ses six matches avec plus de dix points d’avance, et même au moins douze à chaque fois dans leur cas. Un titre incontestable et incontesté, quoi.

On a pourtant d’abord cru voir les Wolverines et leur collectif sans recrues stars partis pour l’exploit. Bien lancé par son intérieur star Moritz Wagner et ses onze points en neuf minutes, Michigan prenait la finale par les cornes pour compter sept longueurs d’avance (21-14). Le début du show DiVincenzo, qui redonnait vite l’avantage aux joueurs de Jay Wright (23-21) avant de leur permettre de s’envoler à la pause (37-28), qu’il atteignait avec 18 points au compteur. Les Wolverines retrouvaient leur élan au retour des vestiaires mais un DiVincenzo plus adroit à trois points qu’aux… lancers francs (5/7 contre 6/10) terminait le travail avec notamment une série de onze points de rang en quatre minutes. De quoi rendre les joueurs de coach John Beilein impuissants. Le héros du jour, lui, était comme attendu après un tel match élu MOP (meilleur joueur) de ce Final Four 2018. La frustration de 2016 est bel et bien oubliée.