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LeBron-O'Neal : Bon sang ne saurait mentir

LeBron James Jr
LeBron James Jr Panoramic

Fils du célèbre Shaquille, ancien pivot superstar de la NBA, Shareef O’Neal a annoncé rejoindre l’université de UCLA la saison prochaine. L’occasion d’un focus sur les couples père-fils qui ont sévi en NBA… et surtout sur ceux qui pourraient arriver. Au premier rang desquels un certain LeBron James Jr, qui affole déjà les observateurs à seulement treize ans.

Il a choisi de ne pas respecter son premier choix. D’abord engagé avec Arizona, Shareef O’Neal a profité des déboires de cette école – dont le coach, Sean Miller, est impliqué dans des allégations de recrutement illégal – pour finir par opter pour UCLA, la célèbre université de Los Angeles qui a notamment formé Kareem Abdul-Jabbar, Reggie Miller ou Russell Westbrool. Un choix qui permettra au lycéen de Santa Monica de rester en Californie et de poursuivre sa formation de basketteur dans une ville où papa a remporté trois titres (et un trophée de MVP) avec les Lakers. Car Shareef n’est pas n’importe quel O’Neal. Son père ? Shaquille, l’ancien pivot NBA célèbre à travers la planète. Si le descendant du « Shaq », dix-huit ans, n’affiche pas le même potentiel que son paternel, celui qui évolue au poste d’ailier-fort mais devrait peu à peu dériver vers un rôle de pur ailier est attendu en fin de premier tour de la draft NBA en 2019 ou 2020.

La suite d’une longue série de fistons qui ont suivi les traces du père dans la ligue US : les Barry (Rick, Jon, Brent, Canyon), les Walton (Bill et Luke), les Thompson (Mychal et Klay), les Ewing (Patrick et Patrick Jr), les Nance (Larry et Larry Jr), les Rivers (Doc et Austin, les Hardaway (Tim et Tim Jr) ou encore les Stockton (John et David), relevé non exhaustif. Un mouvement qui provoque les rumeurs les plus folles, certains ayant ainsi prétendu que le quadruple All-Star Jimmy Butler (Minnesota Timberwolves) n’était autre que… le fils caché d’un certain Michael Jordan. Dans la NBA actuelle, le meilleur symbole reste les Curry. Stephen, double champion et double MVP de la ligue, réussit une bien meilleure carrière que son père, Dell, alors que son frère Seth galère beaucoup plus. On ne va pas verser dans l’utopique, sauf progression énorme, Shareef ne fera pas « une Steph ». Mais d’autres « fils de » imiteront sans doute le meneur des Golden State Warriors dans le futur. Parmi les gros potentiels du moment dans les catégories de jeunes, on peut citer Zaire Wade, tout juste seize ans ans, fils de Dwyane, vu comme un bon passeur et shooteur mais aussi un excellent défenseur.

Plus jeune, on trouve aussi Kiyan Anthony, dix ans, fils de Carmelo. Chez les filles, on gardera un œil sur Gianna Maria-Onore Bryant, fille de Kobe. Mais celui qui intrigue le plus se nomme LeBron James Jr. Premier fils de « King » James, qu’il a eu à Cleveland lorsqu’il avait à peine dix-neuf ans, « Bronny » signent des performances qui poussent certains observateurs à le surnommer « le prochain gros truc dans le basket ». Suivi par les médias depuis ses sept ans, dominateur face à la concurrence depuis qu’il en a neuf, le gamin a reçu des offres de certaines universités (les gros programmes Duke et Kentucky notamment) lorsqu’il affichait à peine douze printemps au compteur. Désormais âgé de treize ans, celui qui va en cours et taquine la grosse balle orange pour l’école St. Vincent-St. Mary – celle où a également évolué son père – affole toujours autant les recruteurs NCAA avec son style spectaculaire et efficace.

Meneur de jeu, Junior impressionne même son paternel. Surtout quand ce dernier observe son amour de la passe décisive, une des caractéristiques de LBJ quand il était lycéen au début des années 2000 et spécialité dont il reste friand en NBA (7,1 de moyenne par match en carrière). « C’est probablement la meilleure caractéristique de son jeu, expliquait-il au site cleveland.com en mars dernier. J’ai grandi en jouant au basket et chez les jeunes, on voit surtout des joueurs qui font tout pour accaparer la balle. Ils ne font pas de passes mais cela n’a jamais été mon cas. J’ai toujours adoré voir mes coéquipiers excités d’avoir la balle et de pouvoir shooter. Donc quand je le vois faire la même chose, je me dis que c’est un trait assez unique pour un jeune de son âge. J’ai toujours eu ça dans mon jeu et c’est bien de voir qu’il l’a aussi. »

S’il n’aime pas voir les vautours des grandes universités rôder autour de celui dont le parrain est Chris Paul – et dont l’un des meilleurs amis se nomme Zaire Wade, fils de l’ancien coéquipier de son père à Miami cité plus haut – si jeune, le « King » n’hésite pas à lancer des comparaisons qui ne vont pas calmer leurs ardeurs. « A son âge, je ne maniais pas la balle aussi bien que lui, poursuivait James pour cleveland.com. Il shoote également beaucoup mieux que ce que je faisais à l’époque. » Bon sang ne saurait mentir, on vous dit. Mais une sacrée pression sur les épaules quand on entre à peine dans l’adolescence.