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ASVEL-Levallois : Le président Parker va-t-il prolonger le coach Parker ?

Tony (à gauche) et T.J. Parker (à droite) après le "Match des Champions" 2016
Tony (à gauche) et T.J. Parker (à droite) après le "Match des Champions" 2016 Panoramic

Quatrième d’une Jeep® ELITE à la course aux playoffs ultra serrée, l’ASVEL tentera de se rapprocher un peu plus de la phase finale à l’occasion de la réception de Levallois ce mardi soir (en direct à 20h45 sur SFR Sport 2) pour la 29e journée. Une mission confiée depuis trois mois à coach T.J. Parker, petit frère du président Tony. Qui tirera le bilan du frangin à la fin de la saison avant de décider de prolonger ou non cette expérience familiale.

Il a récupéré le club mi-janvier, huitième de Pro A avec un bilan équilibré (8-8). Trois mois plus tard, le championnat a changé de nom pour se muer en Jeep® ELITE et T.J. Parker a réussi son opération redressement avec l’ASVEL, qu’il n’a pas réussi à qualifier pour les quarts de l’Eurocoupe mais repassée dans le positif sur la scène nationale (16-12) et qui pointe au quatrième rang du classement à l’heure d’accueillir Levallois ce mardi soir (en direct à 20h45 sur SFR Sport 2) à l’occasion de la 29e journée. Une trajectoire qui entraîne une question alors que les playoffs arrivent à l’horizon : le président Tony Parker, qui lui avait donné sa chance en offrant à celui qui était coach adjoint au club depuis plus de quatre ans le poste qu’il venait de retirer à J.D. Jackson, va-t-il prolonger l’expérience et conserver son petit frère sur le banc du club qu’il devrait parvenir à installer en Euroligue à partir de 2019 ?

« Il fait des vrais choix. C’est un coach ! »

L’idée de départ autour de T.J. était un intérim de six mois avec bilan en fin de saison. A priori, rien n’a changé pour l’instant. Décision après les playoffs, un timing confirmé ce mardi matin par Tony Parker – qui dispute actuellement le premier tour des playoffs NBA avec les San Antonio Spurs contre les Golden State Warriors – dans les colonnes du Progrès. « La décision de le prolonger ou non ? Ce sera en juin, au moment du bilan, rappelle TP. Et c’est à partir de là que nous construirons la prochaine équipe. » Ce qui n’empêche pas le grand frère de tirer un bilan plutôt positif de ce que les mauvaises langues pouvaient voir comme le simple fait du prince au moment de la nomination de T.J. « Est-ce qu’il me surprend ? Oui, un peu ! Il fait des vrais choix, comme lorsqu’il a décidé de donner plus de temps de jeu à DeMarcus Nelson. C’est un coach ! Il assumera ses décisions, mais il n’a pas besoin de demander l’autorisation avant de faire des choix. »

Jamais le dernier à calmer les ardeurs, Tony semble tout de même minimiser l’influence de T.J. en nuançant le côté « inespéré » du redressement d'une « Green Team » qui reste sur cinq victoires de rang avant la réception de Levallois : « Nous avons perdu au moins quatre matches que nous aurions pu gagner et, avec un peu de réussite, nous pourrions être deuxièmes aujourd’hui. » Alors, stop ou encore ? Les playoffs, où le club le plus titré du basket français visera comme toujours la couronne, auront sans doute une forte influence sur le choix final de l’ambitieux président et de son staff, parmi lequel un certain Nicolas Batum, directeur des opérations basket de l’ASVEL depuis mars 2017. Mais le meneur des Spurs, assez intelligent pour faire la part des choses entre business et liens familiaux, n’hésitera pas à faire un choix fort s’il en ressent la nécessité pour le club.

« Il sait qu’il ne va pas rester vingt ans à l’ASVEL »

« Il faut laisser le temps au temps, le laisser grandir, confiait-il au site basket-infos.com le 18 janvier à l’issue de la victoire sur Limoges en Eurocoupe pour la première de T.J. dans le costume d’entraîneur principal. Il a ses principes de jeu et il sait ce qu’il veut mettre en place. Bien sûr, il fera des erreurs, il y aura des hauts et des bas. Mais c’est sur du long terme qu’il faudra la juger. Et donc là, on a décidé que ce sera sur six mois. (…) Il sait très bien que j’ai investi dans ce club-là et il connaît les règles du jeu. Si un jour ça ne marche pas, je l’aimerai toujours et il m’aimera toujours. Et au moins, il sera fier et content car je lui aurais donné sa chance. Parce qu’à la fin, c’est ça : lui donner une opportunité. Il sait qu’il ne va pas rester vingt ans à l’ASVEL. Il fera sa carrière de coach et il fera sa vie. Mais au moins, il aura commencé avec nous. » Jusqu’à quand ? Réponse à l’issue de la phase finale.