Jackson explique son exil doré en Chine

Edwin Jackson avec les Bleus en 2016
Edwin Jackson avec les Bleus en 2016 AFP

Meilleur marqueur du championnat espagnol cette saison, Edwin Jackson s’est engagé pour l’exercice 2017-18 en… Chine. Un choix qui interroge pour un joueur de 27 ans et qu’il a justifié ce lundi soir dans Basket Time sur RMC.

Il n’y a pas que dans le football que l’argent chinois provoque de drôles de choix de carrière. Les basket, sport ultra populaire en Chine, n’est pas épargné par le phénomène. Prenez Edwin Jackson. A 27 ans, l’ancien joueur de l’ASVEL sort d’une saison pleine avec Estudiantes : meilleur marqueur du championnat d’Espagne, deuxième du classement du MVP, élu dans le cinq de l’année. Des lauriers qui auraient pu lui permettre de se faire une place en Euroligue, pour laquelle il avait du « choix » et qu’il « aurai(t) joué » s’il « avai(t) voulu » dixit ses messages Twitter. Ce sera plutôt en Chine, sa nouvelle destination pour l’exercice 2017-18.

Un choix clair et assumé par l’intéressé même s’il n’a pas donné le nom de son futur club. « Financièrement, c’était une offre qui ne se refusait pas, a reconnu Jackson ce lundi soir dans Basket Time sur RMC. Je préférais prendre cette offre-là qu’un choix par défaut en Euroligue, où soit le coach, soit le général manager me voulait. Je ne pouvais pas aller vers les équipes que je voulais pour des raisons soit contractuelles, soit financières. J’ai appris à mes dépens à Malaga (en 2015-2016, ndlr) que ça pouvait être compliqué. Je ne voulais pas me retrouver dans une situation où il pouvait y avoir encore du flou. » Il a donc opté pour le gros chèque.

Environ 1,5M€ pour cinq mois et demi

« Pour avoir un ordre d’idée, sur cinq mois et demi, je vais toucher à peu près ce que Nando (De Colo, ndlr) a gagné au CSKA l’année où il a été élu MVP (de l’Euroligue, ndlr) avant de resigner », a expliqué l’arrière français. Soit environ 1,5 million d’euros pour une saison qui se terminera au plus tard « fin mars, début avril ». « C’est une somme d’argent tellement importante sur un court laps de temps, poursuit Jackson, qui espère disputer l’Euro (31 août-17 septembre) avec les Bleus avant de rejoindre la Chine. Peut-être que je jouerai dix ans là-bas, comme Stephon Marbury. Peut-être que je n’y remettrai jamais les pieds. Ça n’enlève pas mon ambition de côtoyer un jour le meilleur niveau européen ou mondial. Pour le moment, sur les sept, huit mois à venir, c’est ce qu’il fallait que je fasse. » Il pourra ensuite toujours revenir en Europe pour une pige de luxe en fin de saison.