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Ryder Cup : les Etats-Unis prennent une grosse option

Jordan Spieth et Patrick Reed
Jordan Spieth et Patrick Reed AFP

Les Etats-Unis ont pris un bel avantage face à l’Europe en menant 9,5 à 6,5 à l’issue de la deuxième journée de la Ryder Cup samedi. Les Américains n’ont plus besoin que de cinq victoires dimanche pour renouer avec le succès après trois dernières éditions perdues. 

La fin d’une longue période de disette va peut-être prendre fin ce dimanche pour les Etats-Unis. Après trois défaites de rang, les Américains ont pris une belle option vers la victoire à l’issue de la journée de samedi. Ils mènent désormais 9,5 à 6,5. Un bel écart qui n’était pas si évident à mi-journée quand la paire Rory McIlroy - Thomas Pieters a égalisé à 6,5 partout après avoir pris le meilleur sur Brooks Koepka et Dustin Johnson (3 et 1).

Un quasi sans-faute au « fourballs »

Dans une ambiance surchauffée le long du parcours de Hazeltime à Chaska (Minnesota), les hommes de Davis Love ont conclu la journée par un quasi sans-faute (3 victoires sur 4) au fourballs (chaque joueur joue sa propre balle, le meilleur des quatre apporte un point pour son équipe). Phil Mickelson et Matt Kuchar ont ainsi battu Martin Kaymer et Sergio Garcia (2 et 1) tout comme J.B. Holmes et Ryan Moore face à Danny Willett et Lee Westwood ainsi que Patrick Reed et Jordan Spieth face à Justin Rose et Henrik Stenson (2 et 1). 

Un fan insulte McIlroy

Les Américains doivent remporter cinq des douze simples de ce dimanche pour remporter le trophée qui les fuit depuis 2008. Ils pourront bénéficier sur l’énorme soutien d’un public très chauvin, voire insultant massé le long des greens. Rory McIlroy en a fait les frais puisqu’il a été copieusement insulté par un fan qui a dû être évacué par le service de sécurité. « Je pense qu'il y a des limites, a reconnu le Nord-Irlandais. Mais cela me motive. » 

McIlroy sait de quoi il parle : il n'a jamais connu la défaite en trois participations à la Ryder Cup (2010, 2012, 2014). Il était notamment de la folle remontée des Européens à Medinah en 2012. Menés de quatre points à l’attaque de la dernière journée, ils s’étaient finalement imposés 14,5 à 13,5. Méfiance donc.