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Ogier, le sacre de la différence

Ogier
Ogier AFP

Sébastien Ogier a été sacré champion du monde WRC ce dimanche à l’issue du Rallye de Grande-Bretagne. Le Français a empoché son cinquième titre de rang dans un contexte nouveau, après avoir quitté Volkswagen pour rejoindre l’écurie privée M-Sport World Rally Team.

Sébastien Ogier et son copilote Julien Ingrassia sont toujours seuls sur leur trône. Le pilote français de 33 ans et son partenaire ont remporté pour la cinquième fois consécutive le titre de champions du monde WRC au terme d’un rallye de Grande-Bretagne qu’il n’ont pas gagné mais où leur troisième place suffit à leur offrir une nouvelle couronne planétaire. Avec deux seulement petits succès signés cette saison, à Monte-Carlo puis au Portugal, Ogier a fait parler sa régularité, prenant des points dans quasiment chaque manche pour régner un peu plus sur sa discipline. Une stratégie qui s’est avérée payante.

Premier sacre pour un team privé

Si cette couronne est sans doute plus savoureuse que les précédentes, c’est surtout parce que le duo tricolore est reparti de zéro ou presque en rejoignant une toute nouvelle équipe, privée qui plus est. En quittant Volkswagen, Ogier a rejoint M-Sport, une écurie privée depuis 2012. A bord de sa Ford Fiesta, le coureur a été aux manettes de bout en bout allant même jusqu’à gérer la technique. Une gestion parfaite qui lui permet de signer le premier sacre pilote pour un team privé et réussir ce que son  glorieux aîné, Sébastien Loeb, titré neuf fois, n'avait jamais réussi : être sacré avec différentes équipes. Une capacité à faire briller ses nouvelles couleurs qui ne laisse pas Yves Matton, patron de Citröen Racing, avec qui Ogier a couru dans le passé, indifférent pour la saison prochaine : « Ce serait certainement un défi pour lui, d’être potentiellement champion du monde avec trois constructeurs différents. » S’il tente le pari de rejoindre l’écurie française, l’ancien concurrent de Loeb pourrait mettre fin à une période de cinq ans de disette pour la marque aux chevrons et faire oublier l’ombre de son aîné qui plane toujours un peu au-dessus de sa tête.