Rabat : Braz loin de la forme olympique

Thiago Braz
Thiago Braz AFP

Onze mois après son titre olympique à la perche, le Brésilien Thiago Braz vit une saison très compliquée avec aucun saut au-delà des 5,60m. Une barre qu’il espérait dépasser ce dimanche lors de l'étape de Ligue de Diamant de Rabat... mais le rival annoncé de Renaud Lavillenie pour les Mondiaux a rendu un zéro pointé inquiétant, à trois semaines des Mondiaux de Londres.

A moins d'un mois des Mondiaux de Londres, Renaud Lavillenie, tout juste papa et de nouveau sacré champion de France ce dimanche à Marseille, pourrait avoir de bonnes raisons de croire enfin en ses chances de décrocher l’or mondial. Un an après avoir perdu l’or olympique, le Clermontois, aux performances encore perfectibles, assiste à l’impuissance de son grand bourreau de ce jour-là, le Brésilien Thiago Braz. Ce dernier avait été sacré sur ses terres devant un public complètement acquis à sa cause grâce à un saut à 6,03m. 

Un mois de coupure

Après cela, plus rien. Depuis le début de la saison, le champion olympique n’a jamais réussi à passer une barre au-dessus de 5,60m (le 13 mai dernier à Shanghai). Le Brésilien a davantage brillé en indoor (5,93m) mais peine depuis l’été. Il confesse avoir suivi le contrecoup de sa montée en puissance vers les JO en 2016. Touché à un genou, il reprenait la compétition ce dimanche lors du meeting de Rabat, comptant pour la Diamond League, après un mois d’absence. Une reprise ratée pour le champion olympique, avec un zéro pointé sur son entrée en lice dans le concours à... 5,40m. Alors que d'autres ont déjà volé vers les hautes sphères, comme le Polonais Pawel Wojciechowski, qui a passé 5,93m lors du meeting de Lausanne.

Kendricks mène la meute

Wojciechowski n’est pas une exception puisque dix perchistes ont déjà franchi 5,80m en 2017. Un plateau hyper relevé et dominé par l’Américain Sam Kendricks, monstrueux avec un saut à 6m et vainqueur des quatre étapes de la Ligue de Diamant (Shanghai, Eugene, Paris, Lausanne). Le champion olympique est loin d'avoir marqué les esprits. Et le niveau de la discipline est d’une grosse densité. Ce qui donne à Renaud Lavillenie, et son saut de référence à 5,87m, d’autres raisons de ne pas s’enflammer dans sa quête de l’or mondial.